h Jean-Baptiste Jeangène Vilmer
vwww.jbjv.com


Post Graduate Fellow, Yale University (2008-2009)

Doctorat en études politiques, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS, Paris)
Ph.D. en philosophie, Université de Montréal
LL.M. en droit international, McGill University (2007)
Licence en droit, Université Paris-XI Orsay (2003)
DEA en philosophie, Université Paris-IV Sorbonne (2001)
Maîtrise en philosophie, Université Paris-I Panthéon-Sorbonne (2000)
Licence en philosophie, Université Paris-I Panthéon-Sorbonne (1999)
Baccalauréat scientifique, spécialité mathématiques, lycée Pothier, Orléans (1996)

 
Livres
 
   
   
Ethique animale
 
 
 
   
Sade moraliste. Le dévoilement de la pensée sadienne à la lumière de la réforme pénale au XVIIIe siècle, préface de Maurice Lever, Genève, Droz, collection « Bibliothèque des Lumières », 2005, 576 pages.
[en savoir plus]
   

Ethique animale, préface de Peter Singer, Paris, Presses Universitaires de France (PUF), collection « Éthique et philosophie morale », 2008, 314 pages. [en savoir plus]
écouter les interviews sur Radio-France et Radio-Canada

 
 

La religion de Sade, Paris, Editions de l'Atelier, collection "La religion des philosophes", 2008, 140 pages.
à paraître en
octobre 2008

 
Articles
 
• « Éthique et politique de l'intervention humanitaire armée », Critique internationale, 39, avril-juin 2008, 161-182.
RÉSUMÉ - L’intervention humanitaire armée, connue également par les concepts de « droit ou devoir d’ingérence » et de « responsabilité de protéger », est une intervention militaire en territoire étranger pour mettre fin à des violations graves et massives des droits de l’homme. Cette pratique étant définie selon son but, elle repose entièrement sur la « bonne intention » de l’Etat intervenant, sous-estimant du même coup le poids de la politique dans l’éthique de l’intervention. Dans quelle mesure l’Etat intervenant doit-il être désintéressé ? Le but de cet article est triple. Premièrement, proposer une critique réaliste du critère traditionnel de « bonne intention », donc abandonner l’exigence de désintéressement de l’Etat intervenant. Deuxièmement, examiner le cas irakien : peut-il être considéré comme une intervention humanitaire ? Troisièmement, reconstruire une éthique pragmatique et essentiellement conséquentialiste de l’intervention humanitaire, sans le critère de « bonne intention », et basée sur une double évaluation permettant d’éviter ou au moins de limiter l’usage prétextuel du label humanitaire.

• « Le critère de la souffrance dans l'éthique animale anglo-saxonne », in Jean-Luc Guichet (dir.), L'animal et la douleur : données scientifiques, contrepoints anthropologiques, perspectives éthiques, Paris, Quae, 2008.

• « La responsabilité de protéger et le débat sur la qualification de génocide au Darfour », in La responsabilité de protéger, Actes du 41e colloque annuel de la Société Française pour le Droit International (SFDI), Paris, Pédone, 2008, 233-241.
RÉSUMÉ - Le but de cette présentation est d’analyser le rôle du débat sur la qualification de génocide relativement à la responsabilité de protéger qui s’impose en principe à la communauté internationale dans le cas du Darfour. Deux questions sont particulièrement populaires au sujet du Darfour. D’une part, savoir s’il s’agit d’un génocide. D’autre part, s’il faut intervenir et surtout comment. Le but de ma communication n’est pas d’approfondir chacune de ces questions, mais d’analyser la relation qu’elles entretiennent. Autrement dit, ce qui m’intéresse ici est le lien entre deux débats : celui sur la qualification de génocide et celui sur la responsabilité de protéger au Darfour. Dans quelle mesure la qualification de génocide est-elle pertinente à l’égard de la responsabilité de protéger dans le cas du Darfour ? Pour le savoir, je procéderai en deux parties, en examinant dans un premier temps le débat lui-même : les actes commis au Darfour peuvent-ils être qualifiés de génocide ? Et, dans un second temps, les conséquences d’une telle détermination : quelle est la pertinence et l’importance de la qualification de génocide relativement à la nécessité d’agir ?

• « Descartes. L'infinitude de ma volonté, ou comment Dieu m'a fait à son image », Revue des sciences philosophiques et théologiques, 2008/2.
RÉSUMÉ - Il y a trois manifestations de l’infini chez Descartes : l’infinité de Dieu, l’infinitude de ma volonté et l’indéfinité du monde physique et mathématique. Cet article est consacré à l’infinitude de ma volonté, c’est-à-dire à la contribution de la philosophie pratique à l’idée de l’infini. En trois parties, nous verrons comment l’homme, partant d’une déception du fini, aspire naturellement vers l’infini et que cette volonté d’infini signifie volonté infinie, tellement intime à l’idée de l’infini qu’elle l’est ; comment, ensuite, ma volonté est infinie, notamment parce qu’elle est en porte les signes paradoxaux (positivité et incompréhensibilité) ; comment, enfin, l’infinitude de ma volonté est la marque que Dieu m’a fait à son image, et qu’il est important, par conséquent, de ne pas confondre l’infinité de Dieu et l’infinitude de ma volonté.

• « De la possibilité à l’existence : Kant critique de Leibniz », Dialogue. Revue canadienne de philosophie, 47:2, 2008.
RÉSUMÉ - Troisième et dernier volet d’une étude consacrée à la possibilité et l’existence chez Leibniz, cet article reconstruit en trois étapes l’évolution kantienne sur ces notions fondamentales, depuis la Nova dilucidatio (1755) jusqu’à la Kritik der reinen Vernunft (1781-7), en passant par le Beweisgrund (1763), afin, d’une part, de mettre en évidence ce que Kant doit directement à Leibniz et, d’autre part, de montrer comment et pourquoi seul le tournant critique a su arracher l’un à l’autre sur le chemin de la possibilité à l’existence, à travers une double rupture, à la fois épistémologique (le rôle de l’expérience) et ontologique (l’éclipse de Dieu).
ABSTRACT - This article offers a contribution to the study of Leibniz's thought on possibility and existence based on a reconstruction of the evolution of Kant's thought on these notions in Nova dilucidatio (1755), Beweisgrund (1763) and Kritik der reinen Vernunft (1781-1787). Its aim is to shed light on Kant's debt to Leibniz and to show that only the critical turn could make them diverge on the question of the possibility of existence through a two-fold opposition on epistemology (the role of experience) and ontology (the eclipse of God).



• « Argumentation cartésienne : logos, ethos, pathos », Revue philosophique de Louvain, 106:3, 2008, 459-494.
RÉSUMÉ-
Partant de la distinction aristotélicienne entre les trois piliers de l’argumentation, logos, ethos et pathos, nous proposons une analyse de l’argumentation cartésienne, telle qu’elle se dévoile dans l’intégralité de son œuvre et de sa correspondance. Le logos cartésien est fondé sur deux distinctions, logique et dialectique, analyse et synthèse, et par l’insuffisance de la démonstration appelle la persuasion. L’ethos cartésien est socratique : il se dévoile dans une scénographie platonicienne, il consiste notamment en une critique de l’érudition et de nombreux indices rappellent l’attitude de Socrate. Le pathos cartésien révèle un soin à la fois prédiscursif et discursif de l’auditoire, une rhétorique émotionnelle qui vise à toucher les sentiments du lecteur, et un jeu de la polémique qui manie l’art de la flatterie et de l’insulte. La conclusion, qui met en évidence la nature et le rôle de l’argumentation cartésienne vis-à-vis de sa philosophie, pose également la question de la sincérité de l’auteur, avant de livrer quelques suggestions herméneutiques.
ABSTRACT -
Starting with the Aristotelian distinction between the three pillars of argumentation, logos, ethos and pathos, we propose an analysis of Cartesian argumentation, as it unveils itself through the totality of his corpus and correspondence. Cartesian logos is based on two distinctions, logic and dialectics, analysis and synthesis, and a need for persuasion due to the insufficiency of demonstration. Cartesian ethos is socratic: it presents itself in a Platonist scene and notably consists in a critique of erudition and numerous clues indicative of the Socratic method. Cartesian pathos reveals a prediscurive and discursive care of the audience, an emotional rhetoric that aims to touch the sentiments of the reader and a sense of controversy that juggles the art of flattery and insult. The conclusion, which demonstrates the nature and the role of Cartesian argumentation in relationship to his philosophy, asks equally the question of the sincerity of the author before giving some hermeneutical suggestions.

• « La prudence de Descartes face à la question de l'infini en mathématiques », Philosophiques, 34:2, 2007, 295-316.
RÉSUMÉ -
La question de l’infini cartésien est vaste et polymorphe, de la métaphysique à la philosophie des sciences en passant par la philosophie pratique. Mais c’est en mathématiques que l’attitude de l’auteur est la plus ambivalente et paradoxale, car il n’y a pas, chez Descartes, d’infini en mathématiques. Le but de cet article est d’analyser les manifestations et les raisons de cette prudence cartésienne. Pour ce faire, nous procédons en deux temps. D’abord, nous constatons l’absence d’infini en mathématiques à travers l’examen de l’infinitésimal. Ensuite, nous montrons qu’il n’y a, dans les mathématiques cartésiennes, qu’un indéfini, en discutant l’existence et le statut du « plus grand nombre ». Ce parcours dévoilera les deux motifs de la prudence cartésienne : la contrainte métaphysique et la rigueur méthodologique.
ABSTRACT -
The question of the Cartesian infinite is vast and polymorphic, from metaphysics to the philosophy of science and practical philosophy. But it is in mathematics that the attitude of the author is the most ambivalent and paradoxal because, for Descartes, there is no infinite in mathematics. This article aims to analyze the signs and the reasons of this cartesian prudence. We will proceed in two steps. Firstly, we notice the absence of the infinite in Cartesian mathematics through the examination of the infinitesimal. Secondly, we will demonstrate that there is, in Cartesian mathematics, only an indefinite, by discussing the existence and the status of the "biggest number." This examination will reveal the two motives of cartesian prudence: metaphysical constraint and methodological rigour.
Télécharger l'article

• « Humanitarian Intervention and Disinterestedness », Peace Review: A Journal of Social Justice, 19:2, 2007, 207-216.
ABSTRACT - The contemporary conception of humanitarian intervention is entirely based on what is usually called the “right intention” criterion, which is a requirement of disinterestedness or selflessness of the intervening state. From a realist perspective which cautiously presumes that states are never totally disinterested, the question is: How distinterested should the intervening State be? The “hierarchy of motives” criterion presuming that the presence of egoistic motives would not be prejudicial as long as the humanitarian aspect stays the “primary goal” or the “overriding motive” is easy to refute. By the same token, multilateralism, consent of victims and consent of the region do not resist the reality of international relations. Therefore, the disinterestedness of the intervening State is a weak postulate which must be abandoned.
Télécharger l'article

• « Commentaire du Concordat de 1801 entre la France et le Saint-Siège », Revue d’Histoire Ecclésiastique, 102:1, 2007, 124-154.
RÉSUMÉ -
Sur un sujet classique et maintes fois discuté, le Concordat de 1801 entre Bonaparte et Pie VII, nous nous livrons ici à l’exercice du commentaire de texte, afin de présenter de manière claire et synthétique les 17 articles qui ont ramené en France la paix religieuse à une époque troublée. En deux parties, nous montrons comment le Concordat est un habile compromis qui satisfait, d’une part, le culte et la République, en reconnaissant que la religion de « la grande majorité des Français » a droit à un culte libre et public dans une République à qui elle doit fidélité tandis que se pose la question de la profession de foi personnelle du souverain et, d’autre part, les personnes et les biens, en renouvelant l’épiscopat et le régime de la propriété ecclésiastique, par une nouvelle circonscription des diocèses, des démissions et des nominations massives, et en convaincant Rome de renoncer aux biens ecclésiastiques aliénés contre la fonctionnarisation du clergé.
ABSTRACT -
We offer here a commentary on the text of the 1801 Concordate between Bonaparte and Pius VII, a classical and oft discussed subject. We seek a clear and synthetic presentation of the 17 articles that brought religious peace to France in a troubled time. In two parts, we will show why the Concordate is a dexterous compromise that, on the one hand, satisfied religion and the Republic by recognizing that the religion of « the vast majority of the French » has the right to free and public worship in a Republic to which it owes loyalty, while at the same time the question of the sovereign’s personal profession of faith arose. On the other hand, it responded to questions of persons and wealth by renewing the episcopate and the ecclesiastical property system, via a new circumscription of dioceses, massive demissions and nominations and by convincing Rome to renounce seized ecclesiastical wealth in exchange for the functionarization of the clergy.
ZUSAMMENFASSEN -
Zu einem klassichen und oft diskutierten Thema, dem Konkordat von 1801 zwischen Bonaparte und Pius VII., wollen wir uns hier in der Kunst des Textkommentars üben, um möglichst klar und zusammenfassend die 17 Artikel vorzustellen, die Frankreich in einer unruhigen Zeit den religiösen Frieden zurückgebracht haben. In zwei Teilen zeigen wir, dass das Konkordat einen geschickten Kompromiss darstell, der einerseits den Kultus und die Republik zufrieden stellt, indem er anerkennt, dass die Religion der « großen Mehrheit der Franzosen » Anrecht auf die freie und öffentliche Ausübung des Glaubens hat, in einer Republik, der sie in Treue verpflichtet ist, während sich gleichzeitig die Frage nach dem persönlichen Glaubensbekenntnis des Staatsoberhauptes steelt ; andererseits versöhnt das Konkordat auch die Personen une die Güter, indem es den Episkopat und das System des kirchlichen Besitzes durch eine Neuordnung der Bistümer, Abdankungen und massive Ernennungen erneuert und Rom dazu bringt, auf die beschlagnahmten Güter gegen die Verbeamtung des Klerus zu verzichten.
Télécharger l'article

• « L’existence leibnizienne », Archives de philosophie, 70:1, 2007, 249-273.
RÉSUMÉ -
Deuxième volet d’une étude consacrée à la possibilité et l’existence chez Leibniz, cet article tente de reconstruire la conception leibnizienne de l’existence, notion fondamentale qui soutient toute l’ontologie de l’auteur et qui n’est pourtant ni clairement définie ni systématisée. En trois parties, nous établissons que l’existence leibnizienne est bien un degré de possibilité, un ajout, un complément, mais elle n’ajoute rien de nouveau. Elle n’est pas une perfection, mais une relation comparative de perfections entre elles. Elle n’est pas un prédicat réel, mais un prédicat logique. Elle se définit comme ce qui est distinctement senti, ce qui plaît à un esprit tout en ne déplaisant pas à l’esprit le plus puissant, et ce qui est le plus harmonique. La conception leibnizienne de l’existence a plusieurs couches, et à de nombreux égards préfigure déjà la position kantienne.
ABSTRACT -
Second part of a study dedicated to possibility and existence in the philosophy of Leibniz, this article attempts to reconstruct his conception of existence, a fundamental notion that supports the entirety of his ontology, which is nevertheless neither clearly defined, nor systematized. In three parts, we establish that Leibniz’s conception of existence is a degree of possibility, an addition, a complement, which does not, however, add anything new. Existence is not a perfection, but a comparative relation of perfections between themselves. It is not a real predicate, but a logical predicate, characterized as that which is distinctively felt, as that which pleases a mind without displeasing the most powerful mind, and as that which is the most harmonious. Leibniz’s conception of existence has several layers and already prefigures to many the position of Kant.
Télécharger l'article


• « Possibilité et existentiabilité chez Leibniz », Revue philosophique de Louvain, 104:1, 2006, 23-45.
RÉSUMÉ - On sait que l’ontologie leibnizienne trace, pour ainsi dire, le plus court chemin de la possibilité à l’existence. On mesure moins que cette ligne est parcourue d’étapes dont la première, assurément, est l’existentiabilité des possibles. Cet article examine d’abord la conception leibnizienne de la possibilité, à travers cinq définitions. Il analyse ensuite la nature et le rôle de cette existentiabilité, dans ses rapports à la possibilité d’une part et à l’existence elle-même d’autre part, pour finalement conclure sur l’existentialisme d’un auteur dont on souligne habituellement l’essentialisme. De cette manière, possibilité et existentiabilité permettent de redécouvrir à nouveaux frais tout un pan de la pensée de Leibniz.
ABSTRACT -
It is well-known that Leibniz’s ontology as it were traces the shortest path from possibility to existence. The fact is measured less that this line is covered by stages, the first of which is assuredly the existentiability of possibles. This article first examines Leibniz’s conception of possibility by means of five definitions. It then analyses the nature and role of this existentiability in its relations to possibility, on the one hand, and existence, on the other, and concludes finally with the existentialism of an author whose essentialism is usually emphasized. In this way possibility and existentiability make it possible to discover again a whole area of Leibniz’s thought (translated by J. Dudley).
Télécharger l'article

• « Lamartine et Pie IX : la France face à la question nationale italienne en 1846-1849 », Revue historique de droit français et étranger, 84:1, 2006, 71-85.
RÉSUMÉ -
L’élection de Pie IX, en juin 1846, est une occasion donnée à l’Italie d’évaluer la solution néo-guelfe de l’unité sous l’égide du Saint-Siège, et la question nationale italienne qui agite alors la péninsule ne laisse pas la France indifférente. De l’autre côté des Alpes, Alphonse de Lamartine, attentif depuis toujours à tout ce qui touche l’Italie et la religion, acteur de la révolution de 1848, comprend aussitôt l’importance des événements italiens pour l’équilibre européen. Il prend position contre le néo-guelfisme et jouera, pendant deux ans, un rôle déterminant dans les relations franco-italiennes. Après avoir présenté la situation de l’Italie de 1846 à 1848 à travers le prisme de Pie IX, du mythe du « pape libéral » à celui de « pape traître », nous analysons les positions respectives de Lamartine et de la diplomatie française sur les affaires d’Italie. D’abord, Lamartine s’oppose à la politique étrangère de Guizot. Ensuite, pendant trois mois au pouvoir en 1848, il soutient la révolution italienne et dresse son « armée des Alpes ». Et, l’année suivante, il défend plus que jamais la République romaine et s’oppose au rétablissement du pouvoir temporel de la papauté.
ABSTRACT -
The election of Pius IX, in June 1846, is an opportunity for Italy to assess the neo-Guelfist solution of unity under the aegis of the Holy See. The Italian national question which troubles the Peninsula is also of consequence for France. On the other side of the Alps, Alphonse de Lamartine, an actor of the 1848 revolution who has always been attentive to whatever concerns Italy and religion, understands straight away the importance of the Italian events for European stability. He takes a stand against the neo-Guelfism and he will play a decisive part in the Franco-Italian relationships for two years. In this paper, I begin by considering the Italian situation from 1846 to 1848 through the Pius IX prism, from the « liberal pope » myth to the « traitorous pope » one. Then, I analyze the respective positions of Lamartine and the French diplomacy on the Italian issues. Firstly, Lamartine conflicts with Guizot’s Foreign Policy. Secondly, during his three months in power in 1848, he supports the Italian revolution and sets up his « Alps army ». Thirdly, the next year, he champions more than ever the Roman Republic and he opposes to the restoration of the temporal power of the papacy.
Télécharger l'article

• « L’intervention humanitaire armée en Chine antique », Revue des deux mondes, janvier 2006, 152-173.
« (…) la lecture fort suggestive que propose M. Jean-Baptiste Jeangène Vilmer sur la manière dont la Chine antique a théorisé le droit à la guerre. Pour les Machiavel chinois du IIIe siècle avant J.-C., faire la guerre, c’était la faire au tyran, en portant secours aux populations asservies. Une guerre humanitaire en quelque sorte, capable non seulement de légitimer le combat pour la victoire mais aussi l’exercice du pouvoir, une fois le tyran chassé. On voit par là comme nos sages confucéens eussent pu trouver un emploi de conseil auprès de M. Bush et de beaucoup d’autres responsables » (éditorial de Michel Crépu, p. 6).
Télécharger l'article

• « Cogito, ergo sum : induction et déduction », Archives de philosophie, 67:1, 2004, 51-63.
RÉSUMÉ -
Le « cogito, ergo sum » cartésien apparaît depuis quarante ans comme « inférence et performance » (J. Hintikka). Mais de quelle inférence s’agit-il précisément ? Pour le savoir, cet article poursuit deux objectifs : d’abord, montrer que la question pertinente à laquelle il s’agit de répondre ne concerne pas la relation logique interne qui lie le cogito au sum, et qui est une intuition, mais celle, externe, qui lie le « cogito, ergo sum » tout entier au « quicquid cogitat, est ». Ensuite, montrer que cette dernière relation est tout à la fois une induction et une déduction.
ABSTRACT -
The cartesian “cogito, ergo sum” appears for forty years as “an Inference and a Performance” (J. Hintikka). But what kind of inference are we talking about? This paper works towards two ends : first, to point out that the real question about the inference in the cartesian cogito does not concern the internal logical relation between cogito and sum, which is an intuition, but the external one between « cogito, ergo sum » and « quicquid cogitat, est ». Then, to show that this relation is both an induction and a deduction.
Télécharger l'article

• « Lamartine : les deux vices du gouvernement temporel de la papauté dans l’article du 28 octobre 1847 », Revue d’Histoire Ecclésiastique, 99:3-4, 2004, 627-657.
RÉSUMÉ -
En juin 1846, dans l’Italie divisée du Congrès de Vienne, l’élection de Pie IX donne au néo-guelfisme une occasion de poser à nouveaux frais la question de l’unité italienne. Le 28 octobre 1847, à la veille des révolutions romaine et parisienne, Alphonse de Lamartine, qui entretient avec la religion des rapports complexes et ambivalents, rejette alors la solution néo-guelfe et se justifie par une longue et intense critique du pouvoir temporel de la papauté. A travers l’analyse détaillée de la critique lamartinienne, et dans le cadre de l’histoire de la curie romaine depuis la victoire française en Italie jusqu’à l’avènement de Pie IX (1796-1846), nous examinons ce que Lamartine présente comme les deux vices du gouvernement pontifical : sa complexité et son instabilité, c’est-à-dire, en somme, les questions de sa nature et de la continuité de son pouvoir.
ABSTRACT -
In June 1846, in an Italy divided by the Congress of Vienna, the election of Pius IX gives neo-Guelfists an opportunity to reconsider the question of Italian unity. In October 1847, on the eve of Roman and Parisian revolutions, Alphonse de Lamartine, who has complex and ambivalent relationships with religion, rejects the neo-Guelfist solution and justifies himself with a long and intense criticism of the temporel power of the papacy. Through the detailed analysis of Lamartinian criticism, and within the scope of the history of Roman Curia from the French victory in Italy to the accession of Pius IX (1796-1846), I examine what Lamartine presents as the two vices of the papal government: its complexity and its instability – that is to say, the questions of its nature and of the continuity of its power.
ZUSAMMENFASSEN -
Im Juni 1846, Italien geteilt durch den Kongreß Wiens, gibt die Wahl von Pius IX dem neo-Guelfismus eine Gelegenheit, die Frage nach den Kosten der italienischen Einheit zu stellen. Am 28. Oktober 1847, kurz vor den römischen und Pariser Revolutionen, weist Alphonse de Lamartine, der komplizierte und ambivalente Beziehungen zur Religion hat, die neo-guelfistische Lösung zurück und rechtfertigt sich mit einer langen und starken Kritik an der zeitlichen Macht des Papsttums. Durch die ausführliche Analyse der Lamartinischen Kritik und im Rahmen der Geschichte der römischen Kurie seit dem französischen Sieg in Italien bis zur Thronbesteigung von Pius IX ( 1796-1846 ), prüfen wir, was Lamartine als die beiden Laster der päpstlichen Regierung darstellt : ihre Kompliziertheit und ihre Unbeständigkeit, das heißt insgesamt, die Fragen ihrer Natur und der Kontinuität ihrer Macht.
Télécharger l'article

• «The Kantian thing-in-itself is nothing but a point of view: a critique of Searle's external realism », 2003.
ABSTRACT - In The Construction of Social Reality, John Searle, arguing against Putnam, defends an external realism by leaning on the Kantian thing-in-itself doctrine. In so doing, he embodies a certain tendency of contemporary realist philosophers to twist the Kantian doctrine to their advantage. This paper aims to show that such a use is improper. We answer to Searle that, firstly, as Putnam claimed, the realist remains dependent on a “point of view from nowhere” and, secondly, the Kantian thing-in-itself is not an external “thing” but only a “point of view”. Therefore, using the Kantian thing-in-itself doctrine to support a realistic position is a grotesque misinterpretation.

• « Réalité, Vérité et Connaissance. Une alternative à la traditionnelle ‘Justified True Belief’, inspirée de la ‘Wirklichkeit’ du Manuscrit de 1942 de W. Heisenberg », De Philosophia, University of Ottawa, 16:1, 2000, 91-112.
RÉSUMÉ - De toutes les dichotomies historiques qui divisent la philosophie en différentes traditions protectionnistes, figure en bonne place – et au XXème siècle – celle qui oppose philosophie anglo-saxonne et philosophie continentale. Cet article tente de montrer comment certains des problèmes rencontrés par la traditionnelle épistémologie anglo-saxonne, construite sur la thèse standard qui définit la connaissance comme « Justified True Belief », peuvent être contournés si l’on redéfinit le Fait, la Vérité et, finalement, la Connaissance, à la lumière de la redéfinition de la Réalité opérée par W. Heisenberg dans le Manuscrit de 1942. Les trois parties que sont l’exposé de la thèse standard, sa critique et son alternative, auront ainsi deux enjeux : d’une part, inviter au dialogue entre traditions anglo-saxonne et continentale et, d’autre part, présenter un ouvrage d’Heisenberg relativement méconnu du monde anglo-saxon pour n’avoir pas encore été traduit en anglais.
ABSTRACT -
Of all historical dichotomies dividing philosophy into different protectionist traditions, the opposition between Anglo-Saxon and Continental philosophy has featured prominently in the twentieth century. This paper attempts to show how some problems encountered by traditional Anglo-Saxon epistemology – based on the standard definition of knowledge as « Justified True Belief » - can be avoided if Fact, Truth and Knowledge are recast in the light of W. Heisenberg’s redefinition of Reality in his 1942 Manuscript. While consisting of three parts – exposition of the standard thesis, a refutation and an alternative – this attempt has two objectives : (i) to initiate a dialogue between the Anglo-Saxon and Continental traditions; and (ii) to present a work by Heisenberg which is relatively unrecognized in the Anglo-Saxon world, as it has not yet been translated into English.
Télécharger l'article

• « Cela ne va pas sans le dire. Critique de l'enthymème », 2000.
RÉSUMÉ - Dans un article publié en 1995, Alain Boyer faisait l’ « Eloge de l’enthymème » et en affirmait l’universalité. Le syllogisme abrégé est universel, pouvait-on y lire, tous les syllogismes sont abrégés. Cette soi-disant universalité pose en vérité un sérieux problème à la définition même de l’enthymème. Car si tous les syllogismes sont incomplets, sur quel horizon mesure-t-on leur in-complétude ? Dire que tout est enthymème revient à dire que rien ne l’est. Nous présenterons cette objection en trois parties : il s’agira d’abord de constater l’affirmation de l’universalité de l’enthymème dans l’article en question, pour ensuite montrer comment cette universalité naïve est problématique pour la définition. Enfin, nous proposerons une alternative, c’est-à-dire une redéfinition critique de l’enthymème.
ABSTRACT - In a paper published in 1995, Alain Boyer praised the enthymeme in claiming its universality: the abbreviated syllogism is universa so-called universality poses a serious problem to the very definition of the enthymeme. If all syllogisms are incomplete, on which horizon do we measure their uncompleteness ? If everything is an enthymeme, then nothing is an enthymeme. We’ll introduce that objection in three parts. Firstly, we’ll see the role of universality in Alain Boyer’s paper. Secondly, we’ll show how this naive universality is problematic for the definition. And finally, we’ll suggest an alternative, a critic redefinition of enthymeme.

 
Presse
• « Le Darfour, le génocide, les médias et les intellectuels », Le Panoptique, 15, octobre 2007 [Lire]
• « Foie gras : pour un débat précis et rigoureux », Le Devoir, 26 juillet 2007 [Lire]
• « Réussir pour la France, l’Europe et le monde », L’information Agricole, 807, mai 2007, p. 6. [Lire]
• « Darfour : quelle intervention ? », L'Information Agricole, 804, janvier-février 2007, p. 6.[Lire]
• « De l'anti-animalisme primaire », Le Devoir, 30 mars 2006, p. A7 [Lire]
• « Les sophismes du foie gras », L’Express, 15 décembre 2005, 104 [Lire]
Entretiens

• Entretien sur l'éthique animale, Radio France (France Culture, Sciences et conscience), 3 juillet 2008.
• Entretien sur l'éthique animale, Image & Nature, n. 16, p. 24-25.
• Entretien sur l'éthique animale, Radio Canada (Première chaîne, Christiane Charette), 21 mai 2008. [Ecouter]
• Entretien sur l'éthique animale, Agoravox, 6 mai 2008. [Lire]
• Entretien sur l'éthique animale, Radio France (France Bleu, Planète Bleu), 30 mars 2008. [Ecouter]
• Entretien sur l'éthique animale, Radio France (France Inter, La tête au carré), 11 mars 2008.
• Entretien sur Sade, avec article et extrait, La presse littéraire, Spécial Sade, hors-série 2, octobre/novembre/décembre 2006, 65-97. [Lire]
• Entretien sur Sade, Jibrile, revue critique de littérature et de politique, 6, 2006, 41-42.
• Entretien sur l'agriculture, L'information Agricole, 794, janvier-février 2006, p. 24. [Lire]

 
Communications
• « Sade et Dieu », colloque Les philosophes et Dieu, Faculté de Théologie Protestante de Paris, 13 décembre 2008.
• « L'éthique animale contemporaine », Collège International de Philosophie, Paris, 12 décembre 2008.
• « Corrida et argumentation : les justifications philosophiques », colloque international Toréer sans la mort ?, Paris, 4-5 décembre 2008.
• « Les ambiguïtés de l'intention génocidaire en droit international », colloque Intentions & motivations in International Relations, CREUM, Université de Montréal, 23 mai 2008.
• présentation d'Éthique animale à la librairie Olivieri, Montréal, 20 mai 2008.
• présentation d'Éthique animale à Sciences Po Paris, 20 mars 2008.
• « Ethique animale : du Canada à la France », Les Estivales de la question animale, 8 août 2007, Auvers Saint Georges.
• « La responsabilité de protéger et le débat sur la qualification de génocide au Darfour », 41e colloque annuel de la Société Française pour le Droit International (SFDI), Université Paris-X Nanterre, 7-9 juin 2007.
• « Sade pénaliste : sûreté individuelle, tranquillité publique et subversion des normes », Centre de Recherche en Droit Public (CRDP), Université de Montréal, 28 mars 2007.
• « Le concept d'intervention humanitaire : terminologie et définition », Colloque international Le concept de guerre : science politique, philosophie, droit, organisé par Klaus-Gerd Giesen et Noemi Gal- Or, Plaza 500 Hotel and Convention Centre, Vancouver, 7-10 septembre 2006.
• « Armed Humanitarian Intervention: How Disinterested Should the Intervening State Be? », Societas Ethica/SSCE International Conference on Political Ethics and International Order, Wadham College, University of Oxford, 23-27 août, 2006.
• « Reading Sade in Context », présentation de Sade moraliste à la Maison Française d'Oxford, University of Oxford, 29 mai 2006.
• « L'intervention humanitaire armée », Salon national de la recherche universitaire, Sherbrooke (Québec), finaliste du concours de vulgarisation scientifique, 10-11 mars 2006.
 




Contact

jb.jeangene.vilmer
@
umontreal.ca




CV [PDF]




Resume [PDF]


Musique

 

 

mis à jour le 27.06.2008