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Paris, CNRS Editions, collection "Réseau Asie", octobre 2010Si l’on dit parfois du Turkménistan qu’il est le pays le plus méconnu d’Asie centrale, ce n’est pas seulement parce qu’il s’agit de la plus méridionale des anciennes républiques socialistes soviétiques, occupée aux trois quarts par l’hostile désert du Karakoum. C’est surtout parce que, depuis l’indépendance, cette dictature est l’un des Etats les plus fermés du monde. Il appartient, avec la Corée du Nord et l’Erythrée, à ce que Reporters Sans Frontières appelle le « trio infernal » ou les « enfers immobiles » : des Etats dans lesquels la liberté de la presse est inexistante.
Paradoxalement, sa croissance économique – l’une des plus fortes au monde – est exemplaire : pas une semaine ne passe sans qu’une délégation étrangère n’exprime sa volonté d’y investir… Ses considérables réserves de gaz, qui le placent au centre du grand jeu énergétique, et sa situation géopolitique, entre l’Iran et l’Afghanistan, en font un acteur indispensable dans la région.
Voici la première étude de référence sur le Turkménistan. Les thèmes abordés, sur l’histoire, la politique, le territoire et la population, la diplomatie, la défense, l’économie, les droits de l’homme, les médias, la famille, l’éducation, la santé, la criminalité, la religion et la culture, constituent une introduction encyclopédique à ce pays à la fois inquiétant et fascinant. L’auteur ayant vécu et travaillé au Turkménistan, ce livre contient en outre de nombreuses informations de première main, récentes et inédites.
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Paris, Vrin, collection "Textes clés", mai 2010, 374 pagesEn quel sens pouvons-nous dire que les animaux nous regardent ? Sans doute n’ont-ils jamais manqué de retenir toute notre attention ; sans doute n’ont-ils plus à se plaindre de nos jours, du moins pour certains d’entre eux, de ne pas obtenir de notre part certains égards. Mais il semble que le regard des animaux ait longtemps été rendu incapable de se réfléchir dans le miroir que nous leur tendions parce que nos manières de penser et de vivre les constituaient comme des êtres muets et aveugles, servant essentiellement à définir l’homme et à le conforter dans ses privilèges. Ce volume entreprend de donner accès à quelques-uns des travaux accomplis ces dernières années en philosophie et en éthique animale ayant le plus contribué à promouvoir de nouvelles manières d’interroger la différence supposée entre les êtres humains et les animaux, ainsi que la responsabilité morale qui nous incombe dans le cadre des communautés que formons avec eux.
Avec des textes de J. Berger, M. Calarco, J. Baird Callicott, G. Francione, P. Guénancia, M. Midgley, M. Nussbaum, C. Palmer, T. Regan, P. Singer.
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Paris, Non Lieu, décembre 2009, 240 pagesCette dictature d’Asie centrale est l’un des pays les plus fermés du monde — l’un des pires, avec la Corée du Nord, en terme de liberté de la presse. Il est donc particulièrement méconnu. Les rares informations qui s’en échappent donnent lieu dans les médias occidentaux à des portraits souvent caricaturaux qui ne retiennent que le culte de la personnalité du Turkmenbachi et les formidables réserves de gaz dont il dispose.
Pour la première fois, ce livre présente ce pays complexe, entre tradition et modernité, dans tous ses aspects : sa géographie et son histoire, sa politique et son économie, sa population et sa culture.
Des mouvements d’opposition au blocage des sites internet, du zemzem, ce lézard du désert, aux öwlats, les tribus sacrées, du contenu des programmes télévisés à la cérémonie de mariage, des violences conjugales à l’internement psychiatrique forcé, du travail des enfants à la rentrée universitaire 2009, du grand jeu des gazoducs au développement surveillé du tourisme, du système agricole aux prénoms des enfants, de la fusillade de septembre 2008 au trafic de drogue, des superstitions quotidiennes à l’alphabet, du théâtre au nomadisme en passant par la cuisine, un lac artificiel géant au milieu du désert ou la réécriture de l’histoire officielle, ce livre offre une présentation complète, claire et synthétique de la société turkmène contemporaine, avec de nombreuses informations récentes et inédites, et près de 300 photographies couleur.
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Préface d'Antoine Garapon, Paris, Presses Universitaires de France (PUF), mars 2009, 210 pagesPour la première fois dans l’histoire de la justice pénale internationale, une juridiction dispose d’un véritable régime de réparation aux victimes des crimes internationaux les plus graves : génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Mais comment « réparer » des violations massives des droits de l’homme ? Comment restituer, indemniser, compenser et réhabiliter les survivants ? Est-ce seulement possible ? Réparer l’irréparable n’est pas le moindre des défis de la Cour pénale internationale. Au lendemain de l’anniversaire des dix ans de sa création et à la veille de la révision de son Statut, le moment est venu de faire le point sur l’une de ses innovations majeures.
Le but de cet ouvrage est double : d’une part, présenter et expliquer de manière complète et panoramique le régime de réparation de la CPI. D’autre part, évaluer et analyser de manière normative l’efficacité et la justice d’un système qui, comme tout pari ambitieux, rencontre naturellement un certain nombre de difficultés. Satisfaisant à la fois les exigences du droit technique et les enjeux conceptuels, politiques, voire philosophiques, cet ouvrage est écrit dans un style clair et pédagogique, synthétique et structuré, qui s’adresse autant aux étudiants et aux chercheurs en droit, relations internationales, criminologie et philosophie, qu’aux professionnels et au grand public.
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Paris, Editions de l'Atelier, collection "La religion des philosophes", octobre 2008, 176 p.Sade incarne depuis deux siècles la figure la plus extrême de l’athéisme et de la perversion. Aucune œuvre n’est plus violente à l’égard de Dieu, de la religion, de la théologie, que celle du « divin » marquis. Aucun homme n’a poussé le blasphème et la profanation aussi loin. À tel point qu’il peut paraître curieux de consacrer un livre à ce que Sade pense de la religion, tant l’affaire semble entendue : Sade n’est-il pas tout simplement athée ? Athée, sans doute, mais pas tout simplement. Qu’a-t-il donc à dire sur la religion ? Que dissimule ce déchaînement de rage ? Pourquoi Dieu est-il omniprésent ? Pourquoi Sade connaît-il par cœur la Bible ? Pourquoi consacre-t-il des dizaines de pages au dogme de l’immortalité de l’âme, à la confession ou au péché originel ? Pourquoi son œuvre a-t-elle malgré tout une indéniable résonance chrétienne ? Comment articule-t-il la religion avec le sexe, la morale, la justice, la politique ?
C’est à ces questions que l’auteur tente de répondre, en s’appuyant sur la biographie, la correspondance de Sade et la totalité de son œuvre.
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Préface de Peter Singer, Paris, Presses Universitaires de France (PUF), collection "Éthique et philosophie morale", février 2008, 314 pagesLes animaux ont-ils des droits ? Avons-nous des devoirs envers eux ? Dans quelle mesure peut-on les tuer pour se nourrir, se divertir, faire de la recherche, enseigner, faire la guerre ? En quoi l’élevage industriel est-il problématique ? Pourquoi le foie gras est-il interdit dans certains États ? Quels sont les enjeux éthiques des animaux transgéniques ? Faut-il abolir la corrida, la chasse aux phoques, l’utilisation d’animaux sauvages dans les cirques ? Quelles sont les motivations du terrorisme animalier ?
L’éthique animale est l’étude du statut moral des animaux, c’est-à-dire de la responsabilité des hommes à leur égard. Pour la première fois dans le monde francophone, cette discipline d’origine anglo-saxonne est introduite dans un style clair et pédagogique, dans une perspective interdisciplinaire, à la fois théorique et pratique, qui s’adresse autant aux étudiants et aux chercheurs qu’aux professionnels de la protection animale et au grand public.
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Sade moraliste. Le dévoilement de la pensée sadienne à la lumière de la réforme pénale au XVIIIe siècle, préface de Maurice Lever, Genève, Droz, juin 2005, 576 pagesOn croit bien connaître le divin marquis. Depuis deux siècles, la critique littéraire s’est bâtie sur une conviction profonde, persistante et consensuelle : l’immoralisme de Sade qui, dit-on, fait l’apologie du crime, du vice, du mal. On s’occupe de nous dire comment, on ne demande pas pourquoi. Jean-Baptiste Jeangène Vilmer établit qu’il s’agit là de l’un des plus formidables contresens de l’histoire des idées. Dans quelle mesure Sade pense-t-il ce qu’il écrit ? Selon une méthode rigoureuse, fondée essentiellement sur la contextualisation de l’œuvre, sont dégagées de frappantes coïncidences entre le monde sadien et la réforme pénale française du XVIIIe siècle. A travers l’environnement judiciaire d’un écrivain emprisonné se dévoile, contre toute attente, un Sade moraliste que conforte l’argumentation philosophique, juridique comme historique. En travaillant sur la totalité des textes du marquis, de la fiction à la correspondance et des ouvrages les plus fameux aux lignes habituellement négligées, Jean-Baptiste Jeangène Vilmer montre pourquoi le moralisme de Sade unifie son œuvre, tandis qu’on ne pouvait jusqu’alors rendre compte de son prétendu immoralisme qu’en la divisant.
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