CV

Jean-Baptiste Jeangène Vilmer est directeur de l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire (IRSEM, ministère des Armées) depuis le 15 juin 2016. Il enseigne également à la Paris School of International Affairs (PSIA) de Sciences Po et au Centre interdisciplinaire d’études sur le nucléaire et la stratégie (CIENS) de l’Ecole normale supérieure de Paris.

Formé dans trois disciplines – la philosophie (licence, master, Ph.D.), le droit (licence, LL.M., postdoctorat) et la science politique (doctorat) – en France et à l’étranger, il était précédemment chargé de mission « Affaires transversales et sécurité » au Centre d’analyse, de prévision et de stratégie (CAPS) du ministère des Affaires étrangères et du Développement international (2013-2016), chercheur à la Faculté de droit de McGill University au Canada (2011-2013), maître de conférences au département de War Studies du King’s College de Londres (2010-2011), chargé de recherche auprès de la direction à l’ENS Ulm (2010), postgraduate fellow du MacMillan Center for International and Area Studies de Yale University aux Etats-Unis (2008-2009), attaché à l’ambassade de France au Turkménistan (2007-2008) et chargé de cours au département de philosophie de l’Université de Montréal (2004-2007).

Auditeur de la 68e session nationale « Politique de défense » de l’IHEDN, membre du conseil scientifique du Collège de Défense de l’OTAN, il est récipiendaire de plusieurs distinctions (dont les prix du maréchal Foch de l’Académie française, prix Olivier Debouzy, prix de la Chancellerie de Paris, Munich Young Leader).

Auteur d’une centaine d’articles et d’une vingtaine de livres, il a notamment publié sur les théories des relations internationales (réalisme, Raymond Aron), la sécurité collective (CSNU, encadrement du veto), l’interventionnisme militaire (Libye, Syrie, Ukraine), la R2P, le droit des conflits armés, le débat humanitaire sur le nucléaire militaire (TIAN), la guerre à distance (éliminations ciblées, drones armés, systèmes d’armes létaux autonomes), la justice pénale internationale (la CPI, en particulier dans sa relation à l’Afrique), la « guerre hybride », les manipulations de l’information, les droits de l’homme, le totalitarisme, la Corne de l’Afrique (Erythrée) et les mutations du système international.