Jean-Baptiste Jeangène Vilmer jb.jeangene.vilmer (at) aya.yale.edu

Docteur en sciences politiques et en philosophie, Chargé de recherches auprès de la direction de l’Ecole Normale Supérieure (ENS) Ulm, Maître de conférences à Sciences Po Paris.

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Histoire de la philosophie des XVIIe-XVIIIe-siècles

11 février

Conférence "La question pénale dans la république de l’île de Tamoé du marquis de Sade"

Institut de Sciences Criminelles de Grenoble

Sade moraliste

On croit bien connaître le divin marquis. Depuis deux siècles, la critique littéraire s’est bâtie sur une conviction profonde, persistante et consensuelle : l’immoralisme de Sade qui, dit-on, fait l’apologie du crime, du vice, du mal. On s’occupe de nous dire comment, on ne demande pas pourquoi. (...) lire la suite

La religion de Sade

Sade incarne depuis deux siècles la figure la plus extrême de l’athéisme et de la perversion. Aucune œuvre n’est plus violente à l’égard de Dieu, de la religion, de la théologie, que celle du « divin » marquis. Aucun homme n’a poussé le blasphème et la profanation aussi loin. À tel point qu’il peut paraître (...) lire la suite

"The Kantian thing-in-itself is nothing but a point of view : a critique of Searle’s external realism"

In The Construction of Social Reality, John Searle, arguing against Putnam, defends an external realism by leaning on the Kantian thing-in-itself doctrine. In so doing, he embodies a certain tendency of contemporary realist philosophers to twist the Kantian doctrine to their advantage. This (...) lire la suite

"Cogito, ergo sum : induction et déduction", Archives de philosophie, 67:1, 2004, p. 51-63

Le « cogito, ergo sum » cartésien apparaît depuis quarante ans comme « inférence et performance » (J. Hintikka). Mais de quelle inférence s’agit-il précisément ? Pour le savoir, cet article poursuit deux objectifs : d’abord, montrer que la question pertinente à laquelle il s’agit de répondre ne concerne (...) lire la suite

"Possibilité et existentiabilité chez Leibniz ", Revue philosophique de Louvain, 104:1, 2006, p. 23-45.

On sait que l’ontologie leibnizienne trace, pour ainsi dire, le plus court chemin de la possibilité à l’existence. On mesure moins que cette ligne est parcourue d’étapes dont la première, assurément, est l’existentiabilité des possibles. Cet article examine d’abord la conception leibnizienne de la (...) lire la suite

"La prudence de Descartes face à la question de l’infini en mathématiques", Philosophiques, 34:2, 2007, p. 295-316.

La question de l’infini cartésien est vaste et polymorphe, de la métaphysique à la philosophie des sciences en passant par la philosophie pratique. Mais c’est en mathématiques que l’attitude de l’auteur est la plus ambivalente et paradoxale, car il n’y a pas, chez Descartes, d’infini en mathématiques. (...) lire la suite

"L’existence leibnizienne", Archives de philosophie, 70:1, 2007, 249-273.

Deuxième volet d’une étude consacrée à la possibilité et l’existence chez Leibniz, cet article tente de reconstruire la conception leibnizienne de l’existence, notion fondamentale qui soutient toute l’ontologie de l’auteur et qui n’est pourtant ni clairement définie ni systématisée. En trois parties, nous (...) lire la suite

"La véritable nature de l’indéfini cartésien ", Revue de métaphysique et de morale, 2008-4, p. 501-513.

La distinction que Descartes opère entre infini et indéfini est bien connue et a été abondamment commentée. On se trompe souvent, pourtant, sur la véritable nature de cet indéfini. La plupart des interprètes, du XVIIe siècle à nos jours, le réduisent à un infini en son genre, dont le genre serait (...) lire la suite

"Descartes. L’infinitude de ma volonté, ou comment Dieu m’a fait à son image", Revue des sciences philosophiques et théologiques, 92:2, 2008, p. 287-312.

Il y a trois manifestations de l’infini chez Descartes : l’infinité de Dieu, l’infinitude de ma volonté et l’indéfinité du monde physique et mathématique. Cet article est consacré à l’infinitude de ma volonté, c’est-à-dire à la contribution de la philosophie pratique à l’idée de l’infini. En trois parties, (...) lire la suite

"De la possibilité à l’existence : Kant critique de Leibniz", Dialogue. Revue canadienne de philosophie, 47:2, 2008, 1-24

Troisième et dernier volet d’une étude consacrée à la possibilité et l’existence chez Leibniz, cet article reconstruit en trois étapes l’évolution kantienne sur ces notions fondamentales, depuis la Nova dilucidatio (1755) jusqu’à la Kritik der reinen Vernunft (1781-7), en passant par le Beweisgrund (1763), (...) lire la suite

"Argumentation cartésienne : logos, ethos, pathos", Revue philosophique de Louvain, 106:3, 2008, p. 459-494.

Partant de la distinction aristotélicienne entre les trois piliers de l’argumentation, logos, ethos et pathos, nous proposons une analyse de l’argumentation cartésienne, telle qu’elle se dévoile dans l’intégralité de son œuvre et de sa correspondance. Le logos cartésien est fondé sur deux distinctions, (...) lire la suite

"Le paradoxe de l’infini cartésien ", Archives de philosophie, 72:3, 2009, p. 1-25.

L’idée de l’infini est, chez Descartes, fort paradoxale : elle est à la fois la plus claire et distincte et la plus incompréhensible que l’on puisse avoir. Le paradoxe atteint même sa positivité, puisque l’in-fini s’énonce négativement. Ce problème a occupé de nombreux contemporains, et aujourd’hui encore (...) lire la suite

Sade , in Michela Marzano (dir.), Dictionnaire de la violence, Paris, PUF, 2010.

Sade antispéciste ? , Cahiers antispécistes, 32, 2009.

Article et entretien sur Sade, Les carnets de la philosophie, hors-série L’érotisme dans tous ses états, août-septembre-octobre 2009, p. 105-124.

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